Marché du neuf en recule : une opportunité pour les marchands VO
Actualités Marché du neuf en recule : une opportunité pour les marchands VO
Un marché européen du neuf en repli dès janvier : un signal à ne pas sous-estimer
Le début d’année confirme une tendance que beaucoup d’opérateurs pressentaient : le marché des véhicules neufs recule dans l’Union européenne. Les immatriculations enregistrent une baisse d’environ –3,9 % en janvier, selon les données relayées par plusieurs médias économiques.
Ce repli intervient après une phase de rattrapage post-crise, et marque un coup d’arrêt dans la dynamique engagée en 2024. Les principaux marchés affichent des évolutions contrastées :
L’Allemagne montre des signes d’essoufflement.
La France s’inscrit dans une dynamique prudente.
L’Italie et l’Espagne résistent davantage, mais sans créer d’élan massif.
Pour les professionnels, le message est clair : la demande en neuf n’est plus portée par un effet de rattrapage, mais confrontée à des freins structurels : Pouvoir d’achat ; financement ; attentisme.
Plusieurs facteurs expliquent cette contraction :
Taux d’intérêt encore élevés, qui renchérissent les financements.
Prix catalogue en hausse constante, notamment sur les véhicules électrifiés.
Attentisme des ménages, qui anticipent d’éventuelles évolutions réglementaires ou fiscales.
Dans ce contexte, le neuf redevient un achat fortement contraint. Or, historiquement, lorsque le neuf ralentit, le marché de l’occasion absorbe une partie significative de la demande reportée.
Pour un marchand VO, cette configuration n’est pas une menace : c’est un indicateur avancé d’opportunité.
L’électrique progresse pendant que le thermique recule : un basculement stratégique du mix
Paradoxalement, malgré la baisse globale du marché, les ventes de véhicules 100 % électriques progressent. Leur part de marché continue d’augmenter, portée par :
Les objectifs européens de décarbonation.
Les stratégies constructeurs orientées vers l’électrification.
Les flottes d’entreprise, toujours très dynamiques sur ce segment.
À l’inverse, les motorisations thermiques reculent nettement, aussi bien en essence qu’en diesel.
Une transformation qui reconfigure la chaîne de valeur.
Ce basculement n’est pas anecdotique. Il entraîne :
Une modification des volumes de production.
Une raréfaction progressive de certaines motorisations thermiques.
Une pression accrue sur les prix du neuf électrique.
Pour le marché de l’occasion, plusieurs conséquences sont à anticiper :
L’offre future de VO thermiques récents pourrait se tendre si les immatriculations neuves diminuent durablement.
Les premiers retours significatifs de véhicules électriques en seconde main vont s’accélérer.
Les clients vont comparer de plus en plus électrique neuf subventionné vs électrique d’occasion mieux positionné en prix.
Autrement dit, nous assistons à une recomposition du mix produit qui impactera directement la stratégie d’approvisionnement des marchands VO dans les 12 à 24 mois.
Pourquoi le recul du neuf peut devenir une opportunité majeure pour les marchands VO ?
Quand le marché du neuf ralentit de près de 4 % dès janvier, ce n’est jamais neutre pour l’écosystème automobile. Mais pour les professionnels du véhicule d’occasion, ce type de configuration crée historiquement des effets de report puissants.
Moins de neuf, plus d'opportunités pour l'occasion récente
Dans un contexte de taux de financement élevés, prix catalogue en hausse et pouvoir d’achat sous pression, le client final revoit ses priorités.
Et son arbitrage est simple : à budget constant, il monte en gamme en occasion plutôt que de descendre en gamme en neuf.
Concrètement :
Un SUV compact thermique neuf devient inaccessible.
Le même modèle de 2 ou 3 ans devient une alternative rationnelle.
Les ménages privilégient le rapport équipement/prix plutôt que le "zéro kilomètre".
Pour un marchand VO, cela signifie une chose : la demande ne disparaît pas, elle se déplace.